Pourquoi un projet coûte-t-il plus cher que prévu ?

Un projet dépasse rarement son budget par hasard.

Lorsque les surcoûts apparaissent en phase travaux, ils sont souvent la conséquence de réalités qui n’ont pas été suffisamment identifiées en amont : un réseau existant mal connu, une contrainte hydraulique découverte trop tard, un sol différent de ce qui était imaginé, une interface insuffisamment définie entre plusieurs ouvrages ou encore une réglementation dont les conséquences n’avaient pas été mesurées.

Le chantier ne crée pas toujours le problème. Il révèle parfois celui que le projet n’avait pas suffisamment anticipé.

La maîtrise des coûts commence donc bien avant le démarrage des travaux.

Elle passe par une connaissance précise du site, par la vérification des hypothèses techniques, par l’écoute des différents acteurs et par l’analyse des conséquences de chaque choix. Elle suppose également de regarder au-delà de la phase de conception : comment le projet sera-t-il réalisé ? Comment sera-t-il exploité ? Quels seront ses besoins d’entretien ? Quelles contraintes apparaîtront demain ?

C’est cette vision dans la durée qui permet de réduire les aléas.

À Bastide Rouge, à Cannes, les contraintes d’inondabilité, de pollution des sols et de contexte urbain ont dû être intégrées très en amont. À Jas de Beaumont, à Pertuis, plus de dix années d’études ont permis d’accompagner les évolutions d’un projet d’aménagement de grande ampleur avant son passage en phase travaux.

Anticiper ne signifie pas prétendre tout prévoir.

Cela signifie savoir où se trouvent les incertitudes, les explorer suffisamment tôt et donner au maître d’ouvrage les éléments nécessaires pour décider.

C’est l’une des convictions qui guide LIVEO : une ingénierie utile est une ingénierie qui réduit les aléas, facilite les décisions et contribue à mieux maîtriser les budgets.

Investir dans la préparation d’un projet coûte toujours moins cher que découvrir ses contraintes lorsqu’il est déjà trop tard pour les éviter.